De Poitiers à Fougères

Publié le par Peleran

         02 septembre 2011, quatorze heures. Je monte sur mon vélo, après avoir salué les marcheurs. Malgré les demandes de certains que je reste parmi eux, je préfère partir. Les embrouilles de la veille m'ont démotivées pour rester, et la marche a de plus décidée de rester la journée sans bouger afin de régler les problèmes de camions et de trésorerie. Quand à moi, ayant passé quelques jours avec la Marche, roulant deux jours sur des petites distances et en prenant le temps de bien dormir, j'ai pu enfin me reposer de ma course précédente et recouvrer mes forces. Je promet à tout les monde de tout faire pour être présent pour les journées de Paris, vers le 17 septembre. Je roule donc jusqu'à Poitiers ce jours là, et joue pour la première fois de l'accordéon dans la rue. Je ramasse une dizaine d'euros. Le soir, j'installe mon bivouac dans un champ, vers Montamisé, et me fait un petit feu de camp. Je recommence ensuite l'opération musicale le lendemain, à Châtellerault, non loin du marché et me fait une quinzaine d'euros cette fois là. J'y rencontre notamment un musicien, avec qui je discute un bout de temps.

 

         Je parvient ensuite à Chinon, le soir, vers dix-neuf heure. Je cherche alors un coin où me poser pour la nuit, mais une grosse averse m’amène à me réfugier sous un porche du centre historique. Lorsque la pluie s'arrête, je me remet à la recherche d'un coin sympa, mais je me reprends une sauce, encore plus forte que la précédente, et me replie à nouveau sous mon porche. Je prends donc le termps d'observer la rue alors que la pluie persiste. Juste en face, un vieux bâtiment, d'une architecture assez recherchée, retient mon attention. Je m'intéresse donc à l'écriteau à son entrée : c'est en fait un bâtiment datant du XV° ou XVI° siècle, ayant servi à son époque au gouvernement de la ville. Je ne me souviens pas exactement, mais il me semble que l'édifice était classé. Mais depuis le bâtiment avait été transformé en bureaux d'avocats et appartements luxueux . Je reste donc à écouter la pluie et contempler l'édifice durant plusieurs heures. De nombreux passants, cherchant un restaurant, m'accordent un regard, et encore, en passant devant mon abri. J'étale ma paillasse, mes affaires, et me pause tranquillement. La pluie s'arrête au bout d'un moment, mais étant bien installé, je n'ai aucune envie de bouger. Un curé et son bedeau passent et s'arrêtent en me voyant, m'interrogeant sur ma présence extraordinaire. Je leur explique donc ma situation, et leur demande si ils connaissent un endroit où je pourrais loger pour la nuit. Le prêtre me conseil d'aller demander à la mairie, avant de s'en aller. Il est neuf heure du soir, merci mon père pour votre idée lumineuse !

 

         Les passants rentrent du resto, des bandes de jeunes passent bruyamment, et moi, j'épluche une carotte, assis, sur la marche devant le porche. La rue se vide peu à peu, et mon espoir de trouver un meilleur abris s'amenuise. C'est alors qu'un homme apparaît dans la rue, seul, assez bien vêtu. Je continue d’affûter ma carotte, ne m'intéressant que d'un coup d’œil à ce passant de plus. Mais l'homme, parvenu à mon niveau, vois mon bardas et me questionne : « tu compte dormir ici ? ». J'acquiesce donc, mais il me déconseille le lieu, m'assurant une nuit agitée. Il me pose quelques questions, sur mon voyage, d'où je viens, où je vais, etc... Au final, me voyant démotivé pour aller à la recherche d'un meilleur lieu, il me lance un « allez suit moi ». Je replie donc mes affaires en vitesse, les fourrant rapidement dans mes sacoches et empoigne mon vélo. Et à ma grande surprise, je n'ai pas à suivre l'inconnu bien loin, car il sort un trousseau de clef et ouvre la grille du bâtiment historique. Je crois halluciner, alors qu'il m'aide à entrer mon vélo, à lui faire monter les marches et enfin le poser dans sa cour. Je prends rapidement du linge propre, mes affaires de nuit, ma trousse de toilette et le suit dans un vieil escalier en bois. C'est ainsi que j'entre chez mon hôte de Chinon, passant, le temps d'une carotte, du porche faisant face à la maison historique, à la maison historique faisant face au porche. L'appartement est riche, une table encombrée en son bout, dont un pile de « Libération » . Sur la gauche, un joli salon, avec une bibliothèque bien remplie, de nombreux auteurs connus (mais pas Tolkien). Mon hôte m'amène à salle de bain après m'avoir fait boire un jus d'orange, et me laisse prendre une douche. Je le rejoins ensuite à sa table où il me sors du pain, du fromage, des yaourt, et des fruits . Je mange donc en bavardant avec lui, de mon voyage, d'idées, de vision de la lutte. Il est bibliothécaire et tient sa boutique de livres anciens dans la rue où il m'a trouvé, que javais d'ailleurs déjà remarquée. Il m'explique l'importance du parti politique si l'on veut vraiment peser, alors que je tente de lui montrer les limites actuelles de sa vision. Le débat fait rage quelques temps, puis mon hôte, fatigué, me donne les dernières recommandations pour la nuit. Il me rappelle qu'il doit partir vers six heures le lendemain pour rejoindre sa femme et ses enfants en vacances. La nuit va être courte. Tant pis, cinq heures de sommeil ici est déjà trop beau, quand je me voyais passer la nuit sous un porche. Je m'attarde quelques temps avant de dormir, caressant le chat de la maison, aux poils longs, blanc, bien nourri, capricieux, mais d'une compagnie bienvenue. Il vient ronronner et dormir sur mon ventre alors que la fenêtre laisse passer les bruits de la rue. Une bande de gueulard complètement saoul, le genre d'emmerdes quand t'es à la rue.  !

 

         Quatre septembre 2011, six heures et demi du matin, me voilà à nouveau dehors. Après m'avoir offert de la nourriture et m'avoir souhaité bonne chances, mon hôte me laisse à ma vadrouille pour aller rejoindre sa famille en vacances. Je déambule un peu dans Chinon, et trouve à sept heure une boulangerie venant d'ouvrir. Je prends quelques viennoiseries, deux cafés, et vers huit heure, me revoilà en selle. Je recommence donc à longer la Vienne, et trouve rapidement une piste cyclable allant jusqu'à la Loire. En traversant un village, je croise une fille affalée sur sa fenêtre au rez-de-chaussée, livide, au mieux prenant l'air, au pire vraiment mal en point. Je ne le saurais jamais, car elle referma sa fenêtre sans même me voir. Mais cette vision fut vraiment étrange. Je continue ma route jusqu'à la Loire, mais la pluie revient me tremper, et je traverse la Vienne sur le dernier pont avant qu'il rejoigne la Loire, sous une véritable pluie battante. C'est ainsi que complètement trempé, j'entre dans le bourg de Candes-Saint-Martin. Je me pause au centre, me réfugiant dans un bar y boire un chocolat chaud en lisant mes cartes. Devant moi, le marché bat son plein malgré le mauvais temps, alors que quelques anciens du coin jouent au carte en papotant. Je me prends un second chocolat chaud pour me réchauffer, utilisant mes dernières pièces.

 

          Vers midi, le ciel est redevenu clément, et je peux reprendre la piste cyclable, longeant enfin la Loire. Le paysage est très beau, malgré la météo. J'arrive donc ensuite à Saumur, ou je joue deux bonne heures de l'accordéon et gagne une vingtaine d'euros. Je passe ensuite quelques heures dans la ville puis au parc, où je discute avec une femme qui m'avait croisée lorsque je jouais juste avant. Le soleil et le ciel bleu reviennent dans l'après midi, et je roule longtemps sur la piste cyclable, croisant quelques autres cyclistes, mais aucun voyageur. En fin de journée, je me décide à traverser la Loire, au dernier pont avant Angers. Quelle folie ! Je me retrouve sur la rive nord, sur une route passant tout près du fleuve, très fréquentée et balayée par un vent féroce, venant de l'océan, que je me prend donc de face. Les rafales me freinent le vélo, ou manquent de le faire tomber. Les voitures et les campings cars me frôlent rapidement, me donnant de grandes frayeurs alors que je rate de chuter sur la chaussée à chaque bourrasque. Je parviens tout de même à rester sur mes pédales malgré le véritable rodéo auquel je me livre contre mon vélo. Au bout de quelques kilomètres, j'atteins un petit village de bord de Loire. Je me réfugie dans ses ruelles où le vent est s'arrête net. Je me pose donc pour manger un bout et reprendre des forces dans un parc. Complètement épuisé, j'arrive tout de même par la suite à rejoindre un camping pour passer la nuit sous la tente.

 

          J'atteins Angers le lendemain, vers midi. C'est sûrement la rentrée car des centaines de lycéens sont dans la rue, répartis dans les snacks,les sandwicheries et les fast-food. Je pose mon vélo contre le mur d'une des rues principales, entre deux magasins fermés. Je déballe Karl et le fait animer le coin l'espace d'une heure ou deux. Je me trouve par la suite une épicerie où je m'achète de quoi faire quelques sandwichs ainsi que des fruits. Après avoir mangé face à la Loire, devant le port, je trouve un bar aux bières assez originales. J'en déguste une lisant mes cartes. En effet, à présent que j'ai passé la Loire, il ne me reste plus que quelques centaines de bornes avant la fin de mon voyage. Mais quelques personnes captent mon attention : de nombreux jeunes se baladent dans le quartier, affublés de haubards à la mode chevaliers, chacun personnalisé, avec des couleurs, des signes ou autre, et y ayant accrochés toute sortes de médailles, capsules de bières, etc... D'ailleurs, un groupe s'installe à la même terrasse que moi, et vu leur façon de parler au personnel du bar, ce sont des habitués. Je n'ai pas à me poser de questions trop longtemps sur leur étrange déguisement car un jeune m'aborde, ayant repéré mon vélo et ma dégaine. Je lui explique donc vite fait mon voyage, et l'interroge sur leur accoutrement. Ce sont en fait des étudiants d'une école spéciale (je ne me souviens pas de quoi), et les haubards sont donc la tenue traditionnelle portée à la rentrée et autres « cérémonies ». Bien sur, ce n'est qu'un costume pour s'amuser, et en rien un uniforme imposé. L'étudiant m'invite à sa table avec ses amis, et nous discutons un bon moment. Je me fais même repayer une bière . Le jeune m'ayant invité, apprenant que je jouai de l'accordéon me propose d'aller faire un jam musical à son appartement. J'accepte l'invitation et me retrouve donc chez lui et ses colocs, dans une maison à côté du bar, où ne vivent que des étudiants de l'école, et où beaucoup des anciens élèves ont laissés leur trace. L'appartement lui est très personnalisé, avec de tout en tout sens, des posters et des bannières sur les murs. Nous nous posons sur les sofas du salon et tentons de jouer ensemble. Mon improvisation est alors médiocre, mais nous arrivons à nous entendre sur quelques trucs, et nous passons un bon moment. Quelques personnes se posent avec nous au salon, on décapsule quelques bières et on roule sans avarice.

 

       Vers dix-neuf heure, les étudiants ont une soirée de rentrée de prévue et nous redescendons au bar. Je les laisse donc finir leur apéro, et après avoir bien salué tout le monde, je me remet en selle. Je quitte donc Angers par le nord, et déambule dans la campagne au delà. Enfin, en vérité, je me perds ! L'esprit embrumé par mon après-midi musical, je tente de passer par une petite route que j'avais vu sur la carte, mais je ne la trouve pas. Tentant de garder tout de même le cap au nord, je tombe au bout d'un moment sur la Mayenne. La rivière est longée par un chemin cyclo-pédestre que je trouve bienvenu ! Je la longe donc sur sa rive ouest, le long de ce chemin pendant pas mal de temps, sur au moins vingt bornes. Le paysage est très beau, très vert, avec pleins d'arbres étendant leur branches au-dessus de l'eau, et un feuillage très dense, le tout baigné d'une lumière jaune, celle de la fin de journée, filtrant à travers le feuillage. L'eau, très calme, coule dans le sens opposé à ma route et c'est un vrai plaisir de remonter ainsi la rivière. Mais le soleil se couchant bientôt, je cherche un endroit où camper. Il me faut pour cela quitter la Mayenne. J'entre donc dans un pré de pacage, le travers, mais alors que j'en atteint un autre, un peu plus hors de vue, je me retrouve sur une terre labourée, où il est impossible d'avancer avec un tel vélo. Je le pousse donc péniblement jusqu'au bord du champ. C'est là que je monte ma tente, à la lueur de la lampe, vue que j'avais pris le temps de contempler les couleurs des nuages lors du coucher du soleil.

 

         Je me réveille d'assez bonne heure, vers neuf heure il me semble, ce mardi 06 septembre, treizième jour de mon voyage vers la Bretagne. Le temps est assez beau, mais froid cependant. Je prends le temps de laisser le pays se réchauffer alors que je prends un café dans le bistrot d'un village. Je retrouve ensuite le bord de la Mayenne et sa route cyclable. C'est en fait un ancien chemin de hallage. Autrefois, les bateaux de marchandises remontaient la rivière depuis Angers, tractés par des bêtes de sommes. Mais avec les moteurs et la fin du commerce fluviale, le chemin avait été abandonné, avant d'être remis en état pour le « tourisme vert ». Je roule donc sur ce joli paysage sur des dizaine de kilomètres. Passant par Le Lion d'Angers, je me retrouve à longer un grand centre équestre et un hippodrome, puis m'arrête dans le bourg pour une courte pause. Je fait mon arrêt pic-nique après être entré dans le département de la Mayenne, près d'un camping, le long de la rivière. J'y rencontre quelques jeunes pêcheurs. Je parviens en milieu d'après midi à Château-Gontier, où après avoir fait un tour du centre-ville, je m'arrête un moment pour tenter de gagner quelques pièces en jouant dans la rue. Hélas, je ne gagne presque rien, d'autant plus qu'il n'y a pas grand monde. Je reprend donc la Mayenne, toujours plein Nord. Quelques bateaux de tourismes se baladent, descendant ou remontant le cours d'eau. Mais le temps tourne mal, le ciel s'assombrissant de plus en plus. Je me motive donc pour trouver un toit rapidement. Je croise à un moment le responsable d'une écluse et je lui demande si il connaîtrait un quelconque endroit où je pourrais me réfugier pour la nuit. Il me conseil donc d'aller demander à l'abbaye, à l'entrée d'Entrammes, juste un peu plus loin. Je m'y rend donc après avoir discuté un bon moment avec lui. Je trouve hélas le monastère complètement désert, et même si je cherche bien, je ne trouve pas un seul moine. Ils sont peut-être à l'office, où on peur de moi, je ne sais pas. Je reste donc à la porte une demi heure, puis je me décide d'aller voir à Entrammes. C'est un petit bourg juste au sud de Laval, qui me paraît être un village dortoir. Deux fillettes m'indiquent un préau juste à côté de la salle des fêtes où je pourrais sûrement m'installer. Je m'y rend donc, et trouve un abris bien calé : deux banc, un toit au-dessus et juste à côté les toilettes publique. C'est là que je finis ma journée, avec comme seul rencontre le Simplet du village qui vint me tenir quelques minutes de discutions.

 

 

« -C'est quoi cette forme bizarre ? 

-Je sais pas, mais y'a une roue qui sors de la bâche.

-C'est une moto ?

-Non, tu vois pas le pneu ? C'est un vélo !

-Poooh y'a des pieds là !

-Y'a un mec qui dort ?

-Attends on va voir ! »

 

       Le premier gravier atteint la bâche, mais les deux autres me tombent dessus. Les voix m'ayant réveillées, je lève la tête d'un coup et les trois gamins s'enfuient jusqu'à l'abris bus. D'autres élèves, attendant le bus avec eux me regardent depuis la route assez interloqués. Le jour se lève à peine, et je remarque que mon bivouac urbain, auparavant dissimulé par l'ombre du préau, la nuit et la bâche noire, est à présent plus que visible, et attire même bien l'attention. Je ne perds donc pas de temps, et sors de mon sac de couchage pour replier mes affaires. Les écoliers me regardent super inquiets, à une trentaine de mètres de là, et je m'amuse à penser que si je faisais dix pas en leur direction, tout ce petit monde grimperait en vitesse sur le toit de l'abribus ! Tous commentent ma présence inhabituelle entre eux, puis lorsque le bus passe les prendre et repart, les yeux sont tous rivés sur moi. Rigolant dans mon coin, je finis de ranger la bâche, mon matelas de sol et les autres affaires et pousse mon vélo jusqu'à un café. Une fois le petit déjeuner dans le ventre, je roule dix kilomètres jusqu'à Laval et m'installe à jouer. Je suis vraiment sur la fin des haricots et je tâche de trouver de quoi finir mon voyage. Je joue donc deux bonne heures, mais malheureusement, je ne gagne presque rien. Je sors donc de Laval vers midi, et me lance dans mon entrée en Bretagne ! Je quitte donc les bords de la Mayenne et pars vers l'ouest. Je trouve des pistes cyclables allant jusqu'à un centre commercial, mais au delà, je me retrouve sur une grosse route, bondée de camions, allant vers Ernée. J'y roule sur trois kilomètres puis traverse afin de prendre une petite départementale allant droit sur Fougères. Je ne fais pas de pauses jusqu'à Juvigné, où je m'arrête prendre un café. C'est après cela que les problèmes commencent. Je me retrouve en effet sur une route filant tout droit, mais montant et descendant sans cesse. Les dix kilomètres jusqu'à Luitré sont donc une suite de montées et descentes ininterrompues de même que les dix suivantes. Le paysage est trsè beau, tout vallonné, mais je le subis plus que je l’apprécie. Je laisse mes jambes dans l'affaire et grimpe la colline de Fougères d'un dernier effort

 

      Je suis donc enfin en Bretagne ! Je prends le temps de manger et de souffler après cette grosse journée de vélo.  Il est à peine 15 heures de l'après midi et j'ai encore largement le temps de rouler, mais n'en ai plus la force. Je mange donc un bout avec mes derniers sous, et réfléchis à comment finir mon voyage sans argent (j'ai depuis trouvé plus d'une astuce). C'est alors que je reçois le texto de Thibault, l'un des mes amis de St Cast le Guildo, ceux chez qui je me rends. Il m'annonce qu'il est préférable que j'arrive ce soir plutôt que demain. Ils peuvent donc venir me chercher à Fougères, après leur service du soir. Je comptais rouler jusqu'en Bretagne... je suis en Bretagne, alors ok !J'accueille gracieusement leur aide, et visite la ville en les attendant, et finis par me pauser sur un banc, complètement crevé. Mes amis arrivent peu avant une heure du matin et me ramènent jusqu'à St Cast. Là, je retrouve tout le beau monde, et nous fêtons mon arrivée en grand excès. Nous mangeons de bonne galettes dans leur crêperie, juste à côté de chez eux, en plein milieu de la nuit, accompagné d'une bouteille de rouge. Vers quatre heure du matin, ma tête tourne un peu trop vite !. Je m’assois sur la terrasse du restaurant, la tête entre les mains. Je m'écroule peu après, mon crâne heurtant ce sol Breton que j'étais venu chercher. Mes amis me virent tomber depuis l'intérieur, et me relevèrent, le nez ouvert, le visage ensanglanté.

 

             Je passe à St Cast le Guildo une belle semaine, bien que je sois plutôt fatigué par ces quinzes jours de voyage. Mon nez se cicatrisa vite. Ce fut un formidable séjour, et j'en garde de très beaux souvenirs.

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